Ensemble pour le climat – Oui, mais pas jusqu’au-boutisme

J’ai bien reçu du collectif Ensemble pour le climat l’invitation à participer à la marche ayant pour objectif de se mobiliser « pour ne pas entrer dans un cycle d’effondrements irréversibles » peut-on lire.

Convaincue, j’y serai et vous ? – me demande mon interlocutrice

Il y a 45 ans, en 1974, j’ai eu l’occasion de suivre la campagne présidentielle de M. René Dumont prophète de malheurs apocalyptiques. Bien des préconisations de bon sens auraient dû être retenues, comme celle du traitement des déchets, mais ses exagérations l’ont rendu inaudible. J‘ai retenu qu’il disait que l’eau manquerait dès l’an 2000, que les sources de pétrole seraient taries dès 2010, que les français seraient assez intelligents pour payer beaucoup plus cher l’essence…  Ces prédictions se sont avérées fausses et pourtant il s’appuyait sur des experts.

Je ne viens pas ici nier que notre planète est entrée dans un cycle de réchauffement mais les solutions proposées par les groupes de pression écologique d’extrême gauche, pour les plus actifs, ne me semblent pas des plus judicieuses et m’apparaissent plutôt comme un tremplin pour asseoir leur idéologie. Ils veulent :

  • rompre sans discernement avec la croissance,
  • négliger dans leurs préconisations l’effet sur le pouvoir d’achat des faibles revenus,
  • s’en prendre systématiquement aux plus riches (c’est tellement facile),
  • neutraliser le CO2 et en même temps vouloir supprimer de suite nos centrales nucléaires qui n’en produisent pas,
  • empêcher les artisans d’utiliser leur vieille camionnette pour se rendre sur leur chantier à quelques kilomètres de chez eux,
  • introduire les loups et les ours dans nos montagnes au détriment des éleveurs, (franchement de 1900 à 1992 il n’y avait plus de loups dans nos montagnes : qui en a souffert ? Aujourd’hui les bergers souffrent au quotidien en attendant un drame humain.),
  • s’en prendre sans nuance à nos agriculteurs,
  • se persuader que la surenchère nationale des interdits est profitable aux citoyens,

J’ai même lu dans l’OBS dernièrement qu’un expert de la transition énergétique, M. Jean-Marc Jancovici, préconisait comme solution de : « réguler la population de façon raisonnablement indolore… Ne pas mettre tout en œuvre pour faire survivre les personnes âgées. C’est un peu brutal mais ça me paraît être un moindre mal » ! Disait-il.

C’est pour toutes ces prises de position sans nuance que je ne défilerai pas le 21 septembre avec le collectif.

Depuis l’âge adulte, j’ai dans ma vie quotidienne un comportement écologique et je m’y tiendrai.  Je continuerai aussi à militer au sein des grandes entreprises pour qu’elles prônent des comportements écologiques responsables. On ne dit pas assez à ce sujet :

  • les actions positives annoncées lors de leurs dernières AG par des sociétés comme Total, Air Liquide,
  • les innovations pour une écologie responsable mises en place entre autres par des sociétés comme L’APRE2, HYSEO, SYSSEN, SINEO…. Et celles qui sont récompensées par « European Business Awards for the Environment » parce qu’elles intègrent l’environnement et le développement durable dans leur quotidien.

En clair, je fais confiance à l’intelligence de nos scientifiques, ingénieurs, chefs d’entreprises pour nous sortir de l’impasse. Le plus grand nombre d’entre eux sont déjà à l’œuvre, leurs processus intégrer les problématiques du réchauffement climatique. Ils sont sensibles au développement durable, à la qualité de l’air.  En intensifiant leurs efforts, ils contribueront à contrebalancer autant que possible les cycles climatiques naturels devant lesquelles nous sommes bien impuissants.

La France ne pèse presque rien à l’échelle du monde. Avant de s’automutiler, elle doit entraîner les européens à agir de concert et les européens doivent entraîner les autres continents. J’ai confiance.  

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