Election présidentielle – ce que l’on ne vous dit pas

Élection présidentielle – ce que l’on ne vous a pas dit.

Qui ne voudrait pas : profiter plus vite de sa retraite, voir son salaire augmenter, pouvoir compter sur une meilleure solidarité…

Nous aimons la générosité de plusieurs candidats mais nous pleurons quand les études nous disent que la dette, déjà à 100% du PIB, passera avec M. Mélenchon à 116,5 % et avec Mme Le Pen à 114,70%. Pour faire simple, un ménage qui gère de la sorte ses revenus se retrouve en surendettement. Il est alors placé sous le contrôle de la Banque de France.

Alors que les foyers français sont les plus imposés du monde, nous dit l’OCDE, certains veulent aller plus loin. Haro sur les très riches, indignation, haine, colère et de promettre : on va leur prendre presque tout. Fort bien, la première année c’est le bonheur pour tous. Quand cette manne est répartie on ne recommence pas une deuxième fois. Les très riches seront devenus moins riches ou auront quitté le pays avec ce qu’ils auront pu sauver et tout le reste de la population s’appauvrira de jour en jour. Alors la dictature se mettra en place parce que les prometteurs de beaux jours ne voudront pas avoir eu tort. Tous les pays  communistes d’hier ont connu cela, la Corée du nord le vit encore. Seulement, une partie de nos jeunes n’en prennent pas conscience puisqu’ils n’ont pas connu cette époque, ils n’étaient pas nés. Il est donc facile de les faire rêver. Je n’aime pas trop les très riches mais j’aime encore mieux les voir dépenser et investir leur argent en France plutôt qu’en Suisse ou en Belgique. Aussi, au lieu de vouloir les éradiquer, il serait préférable d’inclure dans la formation de nos futures élites un programme sur les valeurs du partage, de la justice sociale, de la solidarité, de la fraternité.

Sans arriver à la dictature, chez nous nous avons déjà rêvé en 1981 ? C’est l’année d’une grande espérance pour de nombreux citoyens. « Le programme commun » proposé par M. Mitterrand et M. Marchais devait supprimer les inégalités. C’est le contraire qui s’est produit : plus de pauvres, plus de chômage, l’économie de notre pays s’effondrait et en 1983 « Le programme commun » était abandonné. Depuis maintenant 36 ans, la gauche et la droite bricolent, ils promettent l’impossible et ne parviennent donc pas à nous remettent en tête de la compétition mondiale. C’est pourtant le seul moyen pour espérer pouvoir mieux répartir les richesses du pays.

D’ailleurs, je pense que la ligne de fracture de notre pays ne passe plus entre la droite et la gauche mais entre les pro-européens et les souverainistes. Certes, l’Union européenne telle qu’elle fonctionne, ce n’est pas extraordinaire mais la dynamiter nous conduira où ? Parlons seulement de l’Euro inachevé. Je dis « inachevé » parce que les politiciens de nos pays « nations » ne sont pas parvenus à unifier les politiques fiscales, budgétaires et sociales. L’urgence est là. Rappelons seulement qu’en 18 ans l’Euro est devenu la seconde monnaie mondiale, devant la Livre, 25% des transactions commerciales se font dans cette monnaie. L’Euro a donné du pouvoir d’achat aux citoyens grâce à une inflation très faible (hormis les augmentations illicites du tout début appliquées par des professionnels peu scrupuleux). Qui peut penser que les taux de crédit immobilier seraient à 2% sans l’Euro. Avant c’était 8% voire plus. L’Euro c’est aussi la liberté, la facilité de circulation (lors de l’un de mes derniers voyages d’étude professionnels en Belgique, Hollande, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Portugal je me rappelle avoir emporté 7 monnaies. L’unique profit étaient pour les agents de change, à l’achat et à la revente des billets restants, sachant que les pièces non reprises regagnaient un fond de  tiroir jusqu’au prochain voyage éventuel et je ne vous parle pas du temps perdu  au passage des postes de douane sachant bien sûr que les malfrats passaient par des chemins détournés.

Les pourfendeurs de l’Euro nous disent que nous seront plus compétitifs. N’oublions pas que pour produire français il faut importer en moyenne 30% de matériaux introuvables en France. Matériaux que l’on payera plus cher après la dévaluation qui suivra l’abandon de l’Euro. C’est pourquoi en y ajoutant l’augmentation des salaires promis par les mêmes,  en définitif, nous ne serons pas à brève échéance plus compétitifs.

Je ne vous ferai pas l’injure de vous parler du couple qui préconise que la police arrête les voyous avec des « bonbons », là nous sommes dans le délire d’un monde idyllique et ce n’est pas pour demain me semble t’il.

Heureusement nous sommes encore en démocratie, donc dimanche nous pouvons encore choisir.

Bon vote.

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