COGITATION SUR L’ECOLOGIE ET L’ANTISPECISME

J’ai été amené pendant les vacances et la quatorzaine pour Covid 19 à échanger plus longuement avec mes petits-enfants et des amis sur ce que j’appelle « le galimatias des Verts ». Lors de ces échanges j’ai écrit le fruit de mes recherches. Il m’a semblé qu’il pouvait être utile de le partager pour que chacun puisse mieux saisir combien nous sommes instrumentalisés par le rouleau compresseur du politiquement correct. D’autant qu’à mon grand étonnement alors que je recevais un jeune de 24 ans première année universitaire en poche aujourd’hui au travail, je fus stupéfait qu’il n’avait aucune idée de ce que pouvait-être « La convention citoyenne pour le climat ». Il surfait simplement sur l’air du temps des bienfaits écologiques. Qui pourrait-être contre le jardin d’Eden !

Sur la convention citoyenne pour le climat.

Elle avait pour objectif de chercher les mesures permettant de baisser les émissions de gaz à effet de serre tout en prenant en compte les aspirations du peuple. D’entrée on subodore que l’homme est le principal responsable des changements climatiques constatés, il convient donc de chercher la parade. Notre Président lance la convention sur ces bases : que veut le peuple, qu’elles sont les parades ?

Cent cinquante citoyens lambda sont tirés au sort. Oui mais, les heureux élus peuvent accepter ou refuser et ainsi de suite jusqu’à obtenir 150 volontaires. Si vous n’avez pas d’activité ou si vous êtes « combattant écologiste » vous acceptez sachant qu’il y a quand même un budget de 1.507.879 € de prévu pour vous dédommager (en moyenne 10000 € par personne). Finalement, le panel retenu n’a plus rien à voir avec le peuple de France dans sa diversité.

Presque autant de garants, experts, professionnels … sont nommés pour orchestrer les débats aussi nos citoyens se trouvent bien sous contrôle. En y regardant bien, on constate que tout ce petit monde est déjà engagé dans le domaine environnemental, tous avec une analyse apocalyptique de la situation de la planète. C’est le cas par exemple pour M. Jean Jouzel fondateur du GIEC, Thierry Pech, Laurence Tubiana, Cyril Dion tout sauf neutre. La sagesse aurait voulu que soient invitées des personnalités qui n’ont pas la même vision des choses. Je pense, par exemple : à Claude Allègre auteur de « L’imposture climatique », « La Fausse écologie », Laurent Cabrol auteur de « Si la France s’en sortait toute seule », Christian Gérondeau auteur « CO2, un simple mythe planétaire, Maud Fontenoy auteur des rubriques « A contre-courant » mais aussi l’instigatrice de la fondation pour préserver les océans, Philippe Verdier auteur de « Climat investigation ».

Maintenant si vous prenez le temps de lire les 231 pages du rapport final, vous conviendrez qu’il s’agit bien du travail d’experts engagés, le contraire de ce qu’on peut lire dans le préambule : « … nous ne sommes pas des experts … ». Cerise sur le gâteau la gouvernance est parvenue à transformer nos gaulois : la majeure partie des propositions ont été adoptées à plus 90%, quelques-unes atteignent le score de 99%. C’est une parenthèse « Soviet » qui en dit long.

Dans cette affaire j’ai l’impression que notre Président en installant cette convention a fait sienne la phrase de Talleyrand : « En politique, il n’y a pas de convictions, il n’y a que des circonstances ».

Ce à quoi il faut s’attendre.

https://lvatv.ca/2020/08/03/france-des-agriculteurs-et-des-deputes-veulent-le-retour-des-semences-enrobees/

La réalité de la vie va vite reprendre le dessus. Le Président a déjà écarté ce qui aurait pu mettre dans la rue non plus des Gilets jaunes mais cette fois des Gilets rouges. A savoir : la réduction de la vitesse à110 km/h sur autoroute, l’instauration de nouvelles taxes et l’introduction dans la constitution d’un texte qui placerait l’environnement au-dessus de nos valeurs fondamentales. Aujourd’hui, la ministre de l’écologie, Barbara Pompili, elle-même l’instigatrice de la loi en 2016 sur l’utilisation des néonicotinoïdes suspend leur interdiction pour sauver la filière betterave. Demain si elle veut sauver les producteurs de fruits de la Drôme et du Vaucluse elle autorisera certains insecticides. Après demain elle trouvera que l’utilisation du glyphosate utilisé avec parcimonie tout en protégeant l’opérateur ce n’était pas un produit aussi néfaste que cela. Les entraves à l’esprit du chapitre ne manquent pas. Les derniers en date la remise en question par M. Bruno Le Maire de la régulation du trafic aérien et par notre Président l’abandon du projet d’une étude indépendante sur l’installation de la 5G. « En politique, il n’y a pas de convictions, il n’y a que des circonstances ».

Personnellement

Bien sûr, je ne conteste pas le réchauffement climatique mais je conteste qu’il soit de la seule responsabilité de l’homme. De tout temps notre planète a subi des évolutions climatiques bien avant le développement économique, bien avant la multiplication de nos populations.

Il y a bien des rubriques parmi les propositions de la convention qui portent sens. Il n’est pas inutile de s’en inspirer mais je deviens très réservé quand je vois le nombre de fois où les préconisations comportent les mots : contraindre, (par ex : les propriétaires), obliger (par ex : ceux qui possèdent une chaudière au fuel), interdire, rendre obligatoire (par ex : l’affichage des émissions de gaz à effet de serre dans les commerces !), imposer (par ex : un % de vrac).

Pour combattre le réchauffement climatique et réussir le développement durable, l’essentiel à mes yeux, nous avons besoin d’un peu de raison surtout pas de sectarisme. De tout temps, l’intelligence de l’homme, la science nous ont permis de sortir des pièges qui nous étaient tendues. C’est dans ce sens qu’il faut investir et militer pas dans le catastrophisme. Sur le plan humain il me semble utile d’instruire. La planète ne peut pas nous donner plus que ce qu’elle possède aussi faut-il sans doute œuvrer à développer dans le monde le planning familial. Sur le plan de la science je m’étonne que l’on soutienne si peu le développement de la filière hydrogène et que « les Verts » ignore dans leur propagande le projet ITER à savoir la production d’électricité nucléaire sans pratiquement aucun déchet dangereux.

Si les « Verts » veulent développer la pauvreté en France qu’ils continuent à matraquer : notre savoir-faire nucléaire, notre industrie automobile à propulsion essence et diesel, notre industrie aéronautique, notre agriculture, nos éleveurs, toute la filière Seveso (ces activités génèrent plus 1.500.000 emplois en France à laquelle il convient d’ajouter les emplois induits). La sagesse voudrait que l’on continue à améliorer sur le plan écologique toutes ces activités, ce que font d’ailleurs nos industriels, mais sûrement pas de les détruire.

Si les « verts » veulent saper un peu plus le moral des français qu’ils continuent à s’en prendre aux arbres de Noël, au Tour de France, aux échevins de Lyon, aux chasseurs responsables, aux delphinariums …

Sur la poussée des antispécistes déguisés en défenseur des animaux

On m’a demandé comme cadeau d’anniversaire de faire un don à l’association « L214 ». J’avais déjà entendu parler de cette association qui défend en étendard « Le bien-être animal ». Quel homme sage peut vouloir gratuitement du mal à un animal. Mais la sagesse voulut également que j’approfondisse les actions de cette association avant de lui donner le sou.

Je découvre alors que L214 est devenue dans sa catégorie la plus riche de France depuis qu’elle est financée par la fondation américaine Open Philanthropie Project elle-même financée par George Soros, un milliardaire haut en couleur qui sait faire du fric.

Sous le couvert de la protection animale, L214 milite pour une viande alternative cultivée. Mais en fait elle est surtout en cours de permette à des opportunistes de créer une nouvelle filière industrielle d’où l’arrivée de fonds d’organisations habillées de philanthropie. S’ils arrivent à leur fin, il y beaucoup d’argent à la clé. La souffrance animale n’est pas leur véritable problème me semble-t-il.

L’association L214 est très forte pour jouer sur la sensibilité de bonnes âmes. Elle est spécialiste des images chocs chassées dans des abattoirs de-ci delà en oubliant de dire que si des incidents existent forcément, comme dans toute organisation humaine, ils sont sanctionnés. Ce fut le cas dans l’abattoir d’Arcadie qui s’est vu suspendre son agrément. Les abattoirs sont en réalité soumis à des règles sanitaires stricts. A chaque abattoir est affecté un vétérinaire d’état qui doit vérifier que l’animal a bien été étourdi avant la saignée. Chez Arcadie le vétérinaire n’a pas fait son travail ce n’est pas suffisant pour jeter le discrédit sur toute une profession. Notons que pour l’étourdissement obligatoire il y a une dérogation en France pour l’abattage rituel casher et halal, L214 serait bien avisée d’être plus active sur ce point. Je la trouve très conciliante sur ce sujet.

Plus malsain encore pour moi est la campagne de L214 vis-à-vis de la filière fromagère notamment avec leur slogan : « Roquefort, souffrance d’origine garantie ». Quand on prend le temps de lire le cahier des charges de « l’AOP roquefort » on comprend que cette filière fromagère se préoccupe d’abord du bien-être animal. Elle prend grand soin de ces brebis. L214 qui s’inquiète tant des brebis productrices de lait ne semble pourtant pas très tourmentée par les loups qui les déciment dans les pâturages de montagne. Bien-être pour les loups peu utiles, souffrance animale pour les brebis nourricières : double langage !

https://www.dici.fr/actu/2014/05/26/alpes-de-haute-provence-une-quarantaine-de-brebis-agneaux-tues-cours-d-une-attaque-de-loup-larche-339489

Toutes ces associations qui prétendent défendre le bien-être animal renient une nourriture animale pourtant vieilles de 12000 l’an avant Jésus Christ. Cette nourriture est utile et nécessaire pour l’humanité. J’encourage chacun à se procurer le livre de Sylvie Brunel « Pourquoi les paysans vont sauver le monde » édition Buchet/Chastel. Les sujets traités vont au-delà de l’élevage mais l’ouvrage permet de se préserver des manipulations dont nous sommes l’objet sur le bien-être animal et l’écologie façon jusqu’au-boutisme.

C’est clair pour ma part pas un sou pour L214, je préfère de loin continuer à financer des associations qui combattent la faim sur notre planète : CARE France, l’Univers …  Vingt-cinq mille personnes meurent de faim chaque jour dans le monde. Bien sûr même cette triste réalité qui concerne les humains ne permet pas de se désintéresser de la souffrance animale. Il faut aussi la combattre mais pas à la façon de L214 qui développe pour finir une idéologie antispéciste à des fins industrielles profitables.

C’est d’ailleurs la même chose des autres associations qui traitent du même sujet ou de ces trois patrons de la tech qui lancent l’idée d’un référendum d’initiative partagée sur la cause animale. Ils s’en prennent plus particulièrement à la chasse qui pourtant participe à maintenir l’équilibre animal nécessaire dans notre environnement faute de quoi vous verriez, par exemple, des hordes de sangliers envahir et détruire les cultures céréalières. Là encore, si vous fouillez un peu vous voyez que nos 3 compères pensent aussi à investir dans des usines destinées à produire de la viande créée en laboratoire.

Cette cogitation sur les écologistes et les antispécistes me conforte dans l’intime conviction que toutes les idéologies menées jusqu’à l’extrême sont à fuir.

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